Les résidents de l’Ehpad Saint-Joseph s’intéressent à leur environnement et espèrent que les humains sauront le préserver partout sur la planète. Liliane, en particulier, s’inquiète de l’avenir des parcs naturels situés au Groenland.

Revue de presse à l’Ehpad Saint-Joseph de Sotteville-lès-Rouen.
Étaient présents : Liliane, Pierre, Raphael, Roger, Rosa, Simone, Suzanne, ainsi que Athénaïs (animatrice) et Elsa (service civique).

Ces dernières semaines, le Groenland est devenu le centre de toutes les attentions. Les enjeux concernant son avenir sont nombreux : politiques, économiques et militaires. 
Liliane, une vaillante résidente de l’Ehpad Saint-Joseph de Sotteville-lès-Rouen rappelle que le Groenland est avant tout un espace naturel magnifique qu’il s’agirait de préserver : « L’activité humaine est destructrice, le Groenland la subit comme toutes les régions du monde mais il faut absolument éviter qu’un conflit n’aggrave la situation ». Hélas, les effets du réchauffement climatique se font sentir dans le Grand Nord ; les écosystèmes y sont fragiles et la faune locale est déjà endommagée. « Il est déjà trop tard pour revenir en arrière. Le Grand Nord est en train de se transformer ; le mieux serait d’arrêter de vouloir exploiter ces grands espaces et de laisser la nature suivre son cours » s’inquiète-elle. 
Au-delà du Groenland, d’autres régions du monde sont saccagées par des conflits militaires ou un développement industriel hors de contrôle. La République démocratique du Congo par exemple souffre d’une exploitation minière intensive avec des conséquences dramatiques : érosion et contamination des sols et des eaux, déforestation. Et que dire de l’Amazonie dont l’avenir est mis à mal par l’activité humaine. 
Cela plonge Liliane dans le pessimisme : « Parfois, on met en place de grands plans pour sauver un écosystème ; finalement, on crée de nouveaux problèmes en développant de nouvelles technologies ou en construisant encore des usines soi-disant moins polluantes. Il n’y a guère que les énergies renouvelables qui paraissent porteuses d’espoir ».
Les autres résidents abondent et confirment, comme Raphaël, « qu’il faudrait préserver les espaces sauvages ». « Lorsqu’on détruit la nature, elle ne revient pas », ajoute Simone !

Le monde change et ils en sont les témoins 
Les conséquences de l’activité humaine sur la biodiversité, les personnes présentes à cette revue de presse les ont constatées, au fil de leur vie. « J’habitais près de la forêt de Lyons » raconte Simone. « J’ai vu des zones d’activité et des lotissements se multiplier et le réseau routier devenir de plus en plus invasif ». Suzanne s’interroge : « Pourquoi faut-il autant détruire pour construire quelques maisons » ? 
Elsa, service civique, s’inquiète que l’activité humaine produise tant de dégâts : « Les catastrophes sont de plus en plus nombreuses ; l’homme sait moins bien vivre en harmonie avec la nature. Il y a 4 ans, j’ai vu un incendie gigantesque détruire 80 % de la réserve naturelle de la plaine des Maures près de Toulon. Tout est parti d’un mégot de cigarette mal éteint ».
Partout où l’activité humaine se développe, la nature souffre. Alors pourquoi ne pas stopper toute intervention humaine dans les zones sauvages afin de laisser la nature s’adapter au changement du climat qui est inéluctable » propose Liliane. 
Athénaïs, l’animatrice, veut espérer : « La nature est capable de se régénérer. On le voit dans nos régions. On le verra peut-être demain en Amazonie où des nombreuses réserves ont été créées pour aider le poumon de la planète à mieux se porter ».