Le mari de Françoise vient de vivre une sale expérience : il a loué une voiture pour aller voir son fils handicapé et il est tombé en panne car la voiture n’était pas fonctionnelle. Aujourd’hui, l’agence lui réclame réparation. Il se défend du mieux qu’il peut et Françoise espère que sa mésaventure serve d’exemple.
Par Françoise Samson.
N’ayant plus de voiture depuis janvier 2026, mon mari s’est rendu dans une agence pour louer une Clio afin d’aller chercher notre fils, autiste adulte, dans son foyer d’accueil médicalisé (FAM), qui se situe à une trentaine de kilomètres de chez nous.
Il a signé un devis le samedi matin pour une journée, devant ramener le véhicule le soir même.
La voiture n’avait que 29’750 Kms au compteur et était encore sous garantie constructeur. Dès le départ, mon mari a remarqué que la voiture sentait le chaud. Il a donc roulé sans excès de vitesse et surtout sans avoir le pied sur l’embrayage. Arrivé dans un village, après avoir parcouru seulement 25 kms, les vitesses ont soudain refusé de s’enclencher. Le voilà obligé d’appeler le service remorquage qui est arrivé après trois heures d’attente, le service assistance ayant toutefois prévenu l’agence de Rouen. Lui et un villageois ont eu le temps de constater qu’il n’y avait pas d’eau de refroidissement sous le capot. La voiture a été remorquée et emmenée à un garage Renault, puis un taxi a ramené mon mari jusqu’à notre résidence autonomie.
Je l’ai attendu 6 heures, ce jour-là !
De votre faute, monsieur.
Le mardi suivant, mon mari a téléphoné à l’agence pour prendre des nouvelles de la voiture. La secrétaire lui a alors annoncé qu’elle avait reçu un devis du garage d’un montant de 2500 € et qu’il était jugé responsable d’avoir cassé l’embrayage. Autrement dit que la réparation serait à sa charge, selon le règlement du contrat reçu seulement le mercredi et qu’il n’avait pas signé. Il lui a été reproché d’avoir fait du bruit en démarrant. Tout laisse à penser que la voiture avait un problème qui n’a pas été identifié avant la location à mon mari. Cette affaire nous a beaucoup choqués. Nous qui avons déjà du mal à régler notre hébergement, nous n’avons évidemment pas cette somme disponible.
Mon mari a tout de suite écrit au service clientèle.
Nous avons rencontré une assistante sociale puis nous sommes allés à Que Choisir et avons aussi envoyé une déclaration à notre assurance protection juridique de la Banque Postale avec un important dossier contenant de nombreux courriers et documents ainsi que la facture de 2500 € avec une photo de l’embrayage complètement délabré. Le courrier émanant de l’agence est bourré de mensonges. Le soi-disant témoignage de Dominique est truffé de fautes. De quoi le faire passer pour un vieux débile.
Indignée, j’ai d’ailleurs adressé un courrier au service clientèle en expliquant que mon mari avait toujours été un bon conducteur, qu’il était intellectuel et savait très bien écrire.
Nous qui venions de fêter notre première année en résidence autonomie avec notre fils aîné, quel choc que cette mésaventure-là !
Traumatisés, nous avons passé la moitié du mois de février très tristes et énervés mais heureusement combatifs. L’ambiance a été désastreuse dans l’appartement.
Nous sommes pourtant méfiants concernant les arnaques sur téléphone, tablette, ordinateur…
Nous ignorions que louer une voiture en se rendant directement dans l’agence faisait prendre un si grand risque financier.
Nous en avions loué plusieurs, il y a une quinzaine d’années, dans cette même agence, et aussi chez Citroën il y a 2 ans, sans rencontrer aucun problème.
Nous pouvons faire le tour de la voiture mais nous ne pouvons pas regarder sous le capot : nous ne connaissons pas la mécanique. Dans cette histoire, je ressens une sorte d’âgisme en étant convaincue d’une arnaque sur personnes âgées.
Je passe beaucoup de temps sur Google sur ma tablette et je découvre horrifiée que certaines agences de location de voiture usent de stratégies pour soutirer le plus d’argent. La caution était déjà de 1400 € pour une citadine. Or, nous ne pouvons pas faire opposition sur une caution, paraît-il. La voiture étant sur garantie constructeur ; celle-ci couvre la réparation ou le remplacement de divers composants mécaniques et électriques en cas de panne ou de disfonctionnement. Alors que l’agence de location se retrouve contre le constructeur !
Gare aux prix trop bas
Mon conseil : avant de louer une voiture, vérifiez la réputation de l’agence de location en regardant les avis des internautes. Faites le tri. Nous avons réalisé un peu tard que l’agence était mal notée : elle ne totalise que 2 sur 5 par Trustlipost. De plus, la majorité des auteurs d’avis sont déçus par leur expérience (prix pratiqués, qualité des véhicules, et modalités de paiement).
Méfiez-vous aussi des offres très peu chères avec un tarif de location anormalement bas. Les loueurs se rattrapent autrement. Si vous flairez une arnaque, agissez sans tarder, contactez tout de suite votre banque et votre assistance juridique.
En attendant, nous nous trouvons dans une impasse. Comment irons-nous voir et promener notre fils ? Dommage pour l’agence de location qui nous aurait eu comme clients, chaque quinzaine.
Nous comptons sur l’assistance juridique pour nous sortir de là.



