Après janvier sans alcool et février sans écran, Marie rêve d’un mars sans déchaînements de violence. 

Par Marie H. 

Mois de janvier, mois sans alcool, mois de février, mois sans écran… si nous n’y prenons garde, le manque finira par nous manquer.
A la suite de février, mars arrivera. Pour ce mois à venir, nous pourrions, soyons fous, opter pour un mois sans brutalités, sans incivilités, sans agressivité, un mois tout en douceur.
Considérons la situation actuelle. Dans notre beau pays, il existe des fous du volant, qui, sans scrupules excessifs, renversent, blessent et parfois tuent ceux qui ont le malheur de se trouver sur leur route. Aux quatre coins de l’Hexagone, des voisins ne savent plus quoi inventer pour se rendre la vie impossible. A l’intérieur des familles, des épouses, des mères, des compagnes, victimes souvent silencieuses, encaissent les coups sans pouvoir les rendre et finissent par mourir. Afin de vous éviter des larmes inutiles, nous ne parlerons pas des enfants détruits par des parents dégénérés.
A l’horizon se pointent des « masculinistes » en mal de pouvoir absolu. Ces petits tyrans domestiques ont plus de testostérone que de cerveau, ils méprisent les femmes et voudraient qu’elles retournent dans leurs foyers afin de les servir. Les candidates à l’esclavage ne se bousculant pas à leurs portes, ces messieurs ragent et se sentent négligés. Pauvres chéris… Ils saturent de leurs appels les réseaux réservés aux femmes victimes de violences, sous le prétexte qu’eux aussi souffrent…
A l’international, nous constatons de l’autre côté de l’Atlantique le retour de tueries dûes à des racistes décomplexés n’hésitant pas à tirer à balles réelles sur des compatriotes pas assez blancs à leur goût. Au nord du Moyen-Orient, des ayatollahs écrasent dans le sang des « émeutes » qui menacent leur pouvoir. L’Ukraine et la Palestine subissent, chacun, une guerre injuste et sans fin prévisible. Pour ces pays le mois de mars s’annonce difficile avec de sérieux manques de nourriture, de soins et de douceur de vivre.
Nous arrêterons là le recensement non exhaustif des empêcheurs de vivre heureux.
Serait-il présomptueux de rêver d’un mois de mars printanier où le loup végétarien devenu icône donnera la patte comme un bon chien ? Sans doute est-il plus aisé de faire d’un fauve une peluche que de faire d’un citoyen violent un homme pacifiste et raisonnable.