Dans la période que nous vivons, le récent succès de la mission spatiale Artémis 2 apporte aux Terriens que nous sommes une bouffée d’air frais. L’envoi d’une fusée vers la lune rappelle le temps où la conquête de l’espace battait son plein. Les résidents de la Résidence Bonvoisin font le lien entre ces deux époques.

Revue de presse de la Résidence Jeanine Bonvoisin.
Étaient présents : Evelyne, Jacqueline, Jean-Noël, Micheline, Stéphane ainsi que Constance, animatrice.

Constance, animatrice au sein de la résidence Bonvoisin, est bien trop jeune pour avoir vécu les premiers pas de l’homme sur la lune en 1969 : « Pour moi, c’est un moment d’histoire que j’ai découvert dans mes livres d’école ». Mais pour les résidents qui avaient suivi cet évènement historique sur l’écran en noir et blanc du téléviseur familial, le souvenir reste magnifique. « C’était miraculeux », se rappelle Evelyne. « Tout le monde rêvait en voyant ces astronautes dans l’espace. J’étais commerçante et je me souviens de l’engouement des clients. Aujourd’hui, l’impact médiatique d’Artémis 2 est plus diffus ; il y a tellement d’infos, tellement d’images à propos de tout que l’on s’émerveille beaucoup moins facilement ».
Cette nouvelle mission porte, elle aussi, sa part de rêves. « C’est une reprise ! Il y a longtemps qu’une telle opération n’avait pas eu lieu » explique Micheline. « Grâce aux progrès technologiques, on va faire de nouvelles découvertes, on peut déjà voir des images inédites prises depuis la face cachée de la lune, c’est très excitant ! On a l’impression que c’est un nouveau départ pour aller plus loin dans l’espace » !

Forts de cet enthousiasme, beaucoup se demandent pourquoi la conquête de l’espace n’a pas été plus vite. « Après 69, on pensait que ça allait continuer » s’étonne Micheline !
Stéphane rappelle que la motivation des américains trouvait en grande partie sa source dans une rivalité exacerbée avec l’U.R.S.S. : « Il y avait une compétition déclarée entre Russes et Américains. Quand Neil Armstrong a marché sur la lune, la Russie a revu son investissement à la baisse ; ça ne l’intéressait pas d’être deuxième. Le retrait des Russes a entraîné celui des Américains. Il faut dire que ça coute cher, la conquête de l’espace ! Aujourd’hui, ce sont des multimilliardaires qui investissent dans les programmes spatiaux » !

A la rivalité qui existe toujours entre les nations s’ajoute une concurrence entre les grandes fortunes du monde. Elon Musk et Jeff Bezos sont les nouveaux challengers ; ils envoient des fusées et des satellites et affichent les ambitions les plus folles. Ces objectifs, Jean-Noël les tempère : « Quand j’étais jeune, j’étais fan de Science-Fiction ; je lisais des quantités de bouquins sur le sujet et je me construisais des rêves qui toujours se heurtaient à la réalité. Nos capacités technologiques et logistiques sont trop limitées ; personne n’est capable d’aller sur Mars ni d’installer une base pour vivre sur la Lune. Il va falloir attendre des dizaines d’années avant d’y parvenir ». 
Si Stéphane est lui aussi passionné de culture S.F., il pense que les enjeux commerciaux sont le véritable moteur de la conquête spatiale : « La perspective de voyager dans l’espace s’accompagne de l’espoir découvrir des richesses inédites. On peut faire le parallèle avec les grands explorateurs des XVème et XVIème siècles qui partaient à la conquête des océans. Ils avaient soif de nouvelles connaissances mais espéraient aussi ramener de l’or ou d’autre matières précieuses. C’était ainsi qu’ils finançaient leurs expéditions ».

Les magnifiques images envoyées par les spationautes Artémis 2 ne doivent pas nous faire oublier les réels enjeux de la conquête spatiale ; le ciel est déjà devenu un lieu de business. Constance le regrette : « On vend des tickets à des gens fortunés pour passer quelques instants autour de la Terre ; on est bien loin des envies d’évasion que l’on ressent en contemplant les étoiles ».
Il y a des milliards de soleils au-dessus de nos têtes… et déjà des tonnes de déchets humains. La conquête spatiale commence à peine que déjà, les abords de la terre sont jonchés des restes des satellites envoyés autour de la planète !