Un jour, victime d’un attentat, un autre, instigateur d’une guerre, un autre encore agresseur du Pape sur les réseaux sociaux… Mais dans quel monde vit Donald Trump qui semble gouverner comme on jouerait à un jeu de société sans jamais penser aux conséquences de ses actes ?

Revue de presse à l’Ehpad Saint-Joseph de Sotteville-lès-Rouen.
Étaient présents : Annette, Colette, Christiane, Lucette, Michel, Mireille, Odile, Raphaël, Renée, Roger, Rosa ainsi que Faiza et Laura, animatrices.

Fin avril, un tireur a tenté de pénétrer dans la salle de réception où Donald Trump se trouvait à l’occasion du gala de la presse. C’était la troisième attaque que le président des États-Unis subissait. Si Annette reconnait que Donald Trump occupe un poste exposé et que le risque fait partie de sa fonction, elle observe que le président américain paraît à chaque fois sortir comme galvanisé de ces tentatives d’attentat ». Ce qui étonne Colette c’est qu’il semble se moquer de ce que l’on pense de lui. « Plus on l’attaque, plus il semble à son aise. A croire qu’il se prend pour un héros capable de tout régler en un claquement de doigt ». Michel se désole, quant à lui, que Trump soit un gesticulateur : « Il parle à tous les vents mais ne règle rien. Avec lui, on a l’impression que rien n’a d’importance, ni la guerre, ni les morts, ni les crises ». L’incohérence règne. « Il est capable de s’en prendre à n’importe qui, sur n’importe quel ton » souligne Laura rappelant que quelques jours après le déclenchement de la guerre en Iran, Donald Trump a insulté le pape qui tenait des propos pacifistes. Pour Colette, la répétition de ces invectives brouille les messages : « Chaque jour, il lance une nouvelle diatribe qui occupe les médias et puis on passe à autre chose. A force, tout le monde est perdu ». 

Pour tous ceux qui ont suivi l’actualité américaine ces dernières décennies, il semble évident que Donald Trump n’a pas le profil qui convient. « Il devrait avoir une vision plus responsable, prendre en compte la nécessité de faire front pour défendre la démocratie qui est attaquée de toute part, lutter contre le réchauffement de la planète… mais il fait tout le contraire » s’inquiète Annette. Qui observe par ailleurs que l’anti-universalisme de Trump inspire d’autres chefs d’États : « Quand l’Union Européenne a été créée, puis quand le mur de Berlin est tombé, nous avons espéré que le monde deviendrait plus uni. Personnellement, je croyais même que cela permettrait à l’Afrique de s’affirmer et de peser sur la scène internationale au sein de grandes institutions comme l’O.N.U. et l’U.N.E.S.C.O. Mais que reste-t-il de ces espoirs, à l’heure du retour des nationalismes » ?  
Roger partage cette inquiétude : « Quand le chef d’un pays aussi puissant se comporte sans ligne directrice, le monde entier perd ses repères. Donald Trump agit comme s’il était tout seul sans se préoccuper des conséquences ».  
Michel se souvient du temps où il était syndicaliste : « La discussion et la négociation étaient capitales. Même avec des gens qu’on n’appréciait pas.  Cela devrait faire partie de la mission d’un chef d’État, il me semble ». Annette se réjouit que le Pape Léon XIV en ait compris l’importance. Faiza en convient : « Son voyage en Algérie a montré qu’il était capable de s’entendre avec des personnes qui pensent différemment ! Alors, plutôt que de le critiquer, Donald Trump ferait bien de suivre son exemple ».