Pour l’édition 2026 de notre série d’été, nous avons eu envie de mettre en valeur ceux qui partagent leurs regards, curiosités, agacements, plaisirs tout au long de l’année au travers de leurs articles. En répondant à une dizaine de questions, Claudie, Emmanuèle, Martine, Ninja, Stéphane et toute la bande du comité de rédaction ont raconté de quel bois ils sont faits ! 

– À 20 ans, j’étais du genre à… 
… revendiquer mon autonomie, à vouloir ne dépendre de personne, à vivre ma vie de jeune adulte comme je l’entendais. Je voulais savourer pleinement ma nouvelle majorité acquise depuis peu.

– À 40 ans, vous m’auriez croisée…
…sur mon vélo pour aller au travail, à vélo encore avec mes enfants sur le petit chemin le long du Robec, sur le marché Saint-Marc, les samedis et dimanches matins, derrière un stand à « la foire à tout » de mon quartier, dans un camping en Dordogne au bord de la Vézère à la découverte des sites préhistoriques, sur la « Tante Fine » vieux gréement fécampois … et dans de très nombreuses réunions pour peu que vous ayez, vous aussi, côtoyé le petit monde de l’insertion seinomarin…

– La retraite n’est pas tout à fait ce que je croyais… 
… parce que si je n’imaginais pas rester inactive, j’avais fortement sous-estimé le temps que je passerais dans la gouvernance de différentes associations ou structures, certes choisies, mais très chronophages.

– La plus grande colère de vie a été déclenchée par… 
… ma sœur ; un vrai psychodrame familial que je me garderais bien de raconter ici.

– 3 vœux que j’aimerais voir réaliser de mon vivant :
– Que les fake news et commentaires haineux, racistes, masculinistes, irrespectueux, menaçants, décomplexés, cessent de proliférer
– Qu’une femme accède à la présidence de la République (… mais attention pas n’importe laquelle) !
– Que les habitants des villes et des campagnes puissent y vivre sans souffrir ni de la canicule, ni du froid, ni de la sécheresse, ni des inondations et prennent le plus grand soin de leur environnement

– 5 évènements marquants qui ont marqué mon parcours de vie :
– l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République et l’abolition de la peine de mort (vous me direz que ça fait deux événements mais qui pour moi sont liés)
– la naissance de mes enfants (2 enfants = 2 événements là encore !)
– mon divorce qui a été une vraie renaissance
– la découverte du théâtre et du plaisir de jouer à plus de 50 ans
– et, bien sûr, dans un registre plus triste, le décès de gens que j’aimais (malheureusement bien plus de deux événements dans cette catégorie…)
Cinq événements marquants c’est peu, ça oblige à faire des choix mais je pourrais en trouver d’autres, la vie est faite de tellement de choses…

– L’avancée en âge m’apparaît comme une chance mais…
… c’est sans compter le corps qui ne va plus aussi vite que la tête ; il renâcle, chahute, devient parfois douloureux.  

– Ce qui me donne envie de me lever le matin : 
L’odeur du café me pousse hors du lit tôt le matin… café que j’emporte aussitôt… pour me recoucher ! Ce n’est que lorsque j’ai eu tout mon saoul de café et de lecture (journaux sur le téléphone, romans, revues…) que je suis enfin prête à me lever.

– L’article que je suis fière d’avoir écrit pour les Curieux Ainés et pourquoi : 
J’ai écrit, je pense, plus d’une centaine d’articles depuis que les Curieux Aînés ont été créés, il y a 6 ans. S’il en est qui restent assez anecdotiques, pas vraiment remarquables, je ne saurais en choisir un en particulier parmi tous les autres ; qu’ils relatent des souvenirs, qu’ils relèvent de billets d’humeur (souvent de mauvaise humeur ! ), qu’ils réagissent à une actualité, je les ai tous écrits avec ce que je ressentais à ce moment-là. Aucun n’est à renier mais aucun non plus à mettre sur un piédestal.

– L’article que j’aimerais avoir écrit et pourquoi : 
« La plus belle des mers est celle où l’on n’est pas encore allé » dit le poète turc, Nazim Hikmet, chanté par Yves Montand. Je n’envie pas les articles des autres, encore que, quelquefois, je trouve que tout a été tellement bien dit, parfaitement écrit par des journalistes très professionnels, que j’hésite à me lâcher sur certains sujets. L’article que j’aimerais avoir écrit m’attend sûrement encore quelque part.