Dans le prolongement de notre série d’été, nous continuons de mettre en valeur ceux qui partagent leurs regards, curiosités, agacements, plaisirs tout au long de l’année au travers de leurs articles. En répondant à une dizaine de questions, Daniel et Françoise, tous deux membres du comité de rédaction, ont raconté de quel bois ils sont faits !
– À 20 ans, j’étais du genre à…
… à croire au prince charmant. J’étais la bonne copine. Mon « sport » préféré était la danse de salon. J’avais une maman jeune de caractère avec laquelle j’ai voyagé et beaucoup ri. J’aurais aimé faire des études, pour devenir secrétaire bilingue ou trilingue. Mais j’ai commencé à travailler pour être indépendante, sitôt sortie d’un collège technique option secrétariat : j’avais 17 ans.
– À 40 ans, vous m’auriez croisée…
… à la Mairie de Rouen, dans les bureaux de l’état civil, service où j’ai souvent assisté les officiers d’état civil lors de mariages (jusqu’à quinze un samedi) puis à la Maison des Jeunes et de la Culture où je me suis beaucoup enrichie socialement et culturellement
– La retraite n’est pas tout à fait ce que je croyais :
Parce que maman d’un enfant handicapé, je l’ai prise plus tôt que prévu. J’ai suivi plusieurs formations pour l’aider. Pour être utile j’ai été bénévole dans plusieurs associations pour, notamment, accompagner des personnes autistes. Plus tard, grâce à Rouen Séniors et à la Maison des Aînés, la retraite m’a permis de m’épanouir dans différentes activités créatives : mosaïque, peinture sur soie, céramique, art thérapie.
– La plus grande colère de vie a été déclenchée par…
… date de l’attentat du 11 septembre 2001 à New York qui a fait 3000 morts. Je me suis imaginée à leur place, travaillant au bureau et fracassée en une seconde.
– 3 vœux que j’aimerais voir réaliser de mon vivant :
Que l’humanisme remplace la violence, le racisme, les guerres.
Qu’on prenne soin de la Terre et de tout ce qui vit.
Qu’on lutte politiquement et efficacement contre la canicule.
– 5 évènements marquants qui ont marqué mon parcours de vie :
La mort de mon père jeune : il avait 44 ans.
Mon mariage.
La naissance de mes deux fils, le second est autiste.
Devenir la mamie de deux charmantes petites-filles.
Déménager pour rejoindre une résidence autonomie où je vis depuis plus d’un an et demi.
– L’avancée en âge m’apparaît comme une chance…
… par rapport à mes ancêtres. Je n’ai pas connu mes deux grands-mères et un seul grand-père qui est mort lorsque j’avais 6 ans. C’est une chance mais il faut vivre en prenant soin de sa santé physique et intellectuelle. Merci aux Curieux Ainés.
– Ce qui me donne envie de me lever le matin :
C’est la perspective de prendre le petit-déjeuner puis de réfléchir à ce que je vais faire d’intéressant et d’utile de ma journée.
– L’article que je suis fière d’avoir écrit pour les Curieux Ainés et pourquoi :
Il a pour titre « la vie d’une Rose ». J’y parle de ma grand-mère de cœur qui nous a hébergées, ma mère et moi, à la fin de la guerre et qui a remplacé mes deux grand-mères biologiques.
– L’article que j’aimerais avoir écrit…
… aurait eu pour titre « Ma vie en résidence autonomie ». Un récit qui aurait été trop personnel. Je l’ai souhaité mais bien que surtout positive sur ce lieu de vie, je désire rester discrète.




