L’été a été marqué par une série de feux spectaculaires en France et plus particulièrement en Gironde. Les résidents de la Rose des Sables ont souligné la solidarité qui, à tout niveau, s’est exprimée pour venir en aide aux victimes de ces incendies. Une solidarité collective qui doit s’inscrire dans la durée. 

Revue de presse de la résidence de la Rose des Sables.
Étaient présents : Anne-Marie, Annick, Brigitte B., Brigitte T., Chantal D, Chantal G, Dania, Dominique L., Dominique S., France, Françoise M., Françoise S, Jean-Louis, Madeleine, Michelle, Mouni, Yvette et Edwige, animatrice.

Les incendies qui ont ravagé la Gironde ont ému une grande partie de la population. Pour Françoise S. « ce drame a une portée nationale. 42.000 hectares ont brûlé en Gironde, 116.0000 dans toute la France, des habitants ont tout perdu et des villes doivent reconstruire une grande partie de leurs infrastructures ».
Anne-Marie retient le formidable élan de solidarité à l’égard des victimes : « J’aimerais qu’on ne l’oublie pas » ! De nombreuses personnes ont en effet spontanément envoyé des colis, ouvert leurs portes pour accueillir des sinistrés. France rappelle que cela s’inscrit dans la tradition d’entraide de notre pays, visible d’ailleurs, sur les frontons des mairies avec la devise, Liberté, Égalité, Fraternité : « La France s’est construite autour de l’idée du vivre ensemble » souligne Anne-Marie. Les collectivités locales ont aussi été très présentes pour soutenir les populations tout comme certaines corporations. « Les agriculteurs ont prêté main forte aux pompiers en organisant des navettes avec leurs camion citernes » précise Anne-Marie. Françoise S. reste émue par l’implication et l’efficacité des pompiers professionnels comme volontaires. « Ils ont fait preuve d’un courage remarquable. Ils ont largement mérité les nombreuses marques d’admiration qu’ils ont reçues ». 

Cette solidarité persistera-t-elle sur le long terme ? C’est une nécessité. Edwige, animatrice raconte que La Rose des Sables s’apprête à accueillir des habitants de la Résidence Autonomie d’Isneauville près de Rouen qui vient d’être ravagée par un incendie : « Le bâtiment est complètement détruit et beaucoup de résidents se retrouvent sans domicile. En accueillir, nous semble naturel mais exige une certaine organisation ».
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la Rose des Sables soutient des personnes en difficulté. « Un couple d’Afghans avec leurs deux enfants ont été hébergés ici pendant deux ans avant d’être relogés dans un appartement de la Ville à la naissance de leur troisième enfant » raconte Françoise S. « Ils continuent de venir nous voir, notamment Josette, une résidente, qui est leur marraine de cœur ». Anne Marie est très sensible au fait que ces enfants aient trouvé un environnement chaleureux au sein de la résidence : « Quand ils reviennent, ils sont heureux, ils se sentent comme chez eux ». Pour Edwige : « Cette stabilité est importante, elle leur permet de mieux s’intégrer ».
Ce que confirme Brigitte B. : « C’est ainsi qu’on parvient à se sentir proche de personnes qui viennent d’ailleurs ». 
La solidarité des uns envers les autres nous aide à prendre conscience que la protection de notre environnement est une responsabilité qui nous concerne tous. Dominique L. l’explique ainsi : « La personne qui a subi le drame devient également un témoin. A travers son expérience, elle nous permet de mesurer l’ampleur des dégâts provoqués par la catastrophe. Face à l’accélération du réchauffement climatique, l’humanité doit comprendre que les souffrances qu’elle endure touche aussi la faune et la flore. La solidarité entre êtres humains doit donc s’étendre à l’ensemble du vivant et à la nature ».
Dominique S. insiste également sur la nécessité de tirer des enseignements de ce qui s’est produit : « Être solidaire et participer à la reconstruction d’un territoire, c’est très bien. Mais il est tout aussi important de ne pas reproduire les erreurs du passé. » Madeleine complète cette réflexion : « De nombreux quartiers ont été aménagés dans le but de favoriser le développement économique, sans que les risques environnementaux soient suffisamment pris en compte. Nous devons désormais mieux considérer les contraintes et les limites que la nature nous impose. »

Nous sommes ainsi de plus en plus conscients que la protection de notre environnement constitue une responsabilité collective, qui dépasse les frontières nationales et doit même être envisagée à l’échelle internationale. Dominique S. rappelle notamment que la protection de la couche d’ozone a été rendue possible grâce à une mobilisation mondiale ayant conduit à l’interdiction de certains gaz particulièrement nocifs. Selon lui, une solidarité internationale de cette ampleur serait aujourd’hui nécessaire pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique. Cependant, comme le souligne Anne-Marie, « ce sera plus compliqué ».